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đŸ•ŠïžLe Christ de nouveau crucifiĂ© par notre paresse humaine

Dans la Salle ClĂ©mentine du Palais apostolique, le pape LĂ©on XIV s’est adressĂ© le 25 aoĂ»t Ă  un groupe de servants d’autel français en pĂšlerinage Ă  Rome. Son message a Ă©tĂ© clair et sans dĂ©tour : le manque de prĂȘtres est un malheur pour l’Église.

Avec des paroles enflammĂ©es de foi, il a rappelĂ© que l’Eucharistie n’est pas un rituel d’obligation mais le cƓur mĂȘme de la vie chrĂ©tienne : lĂ  oĂč le Christ continue de donner sa vie “aujourd’hui, encore une fois, sur l’autel”. La messe —a-t-il affirmé— “sauve le monde aujourd’hui”, car elle renouvelle le mystĂšre de la Croix et de la RĂ©surrection.

Le pape a voulu Ă©veiller les consciences des jeunes, les appelant Ă  dĂ©couvrir la vocation sacerdotale “dimanche aprĂšs dimanche”, et Ă  ne pas rĂ©duire la foi Ă  une habitude culturelle ou Ă  un devoir de calendrier. D’un ton prophĂ©tique, il a posĂ© l’éternelle question :

  • “Qui nous sauvera de la maladie, de l’échec, de la mort elle-mĂȘme ?”
  • Et il a rĂ©pondu : “JĂ©sus seul, car Lui seul a le pouvoir de le faire : Il est Dieu Lui-mĂȘme, qui nous a aimĂ©s jusqu’à mourir pour nous.”

Son message dĂ©passe la France ou la crise des vocations : c’est un coup de fouet contre un christianisme tiĂšde, qui regarde la croix du coin de l’Ɠil comme un simple symbole ancien, oubliant que le Christ continue d’ĂȘtre crucifiĂ© chaque jour par l’indiffĂ©rence, la commoditĂ© et notre paresse.

Commentaire de la rédaction

Les paroles de LĂ©on XIV touchent une fibre qui traverse non seulement l’Église, mais toute la sociĂ©tĂ©. La crise des vocations reflĂšte une crise de l’engagement : il est difficile de se donner Ă  quelque chose qui demande constance, silence, renoncement. LĂ  s’installe notre paresse : nous prĂ©fĂ©rons l’immĂ©diatetĂ©, les applaudissements rapides, le confort, plutĂŽt qu’un “oui” qui dure toute une vie.

Quand le pape affirme que la messe “sauve le monde aujourd’hui”, il rappelle une vĂ©ritĂ© que le monde ne veut plus entendre : la foi n’est pas une dĂ©coration culturelle, mais une force vivante. La contradiction est flagrante : nous crions qu’il manque de mĂ©decins, d’enseignants, de justice, mais nous oublions qu’il manque aussi de pasteurs. C’est comme vouloir des fruits sans cultiver les racines.

La paresse n’est pas seulement celle du croyant qui ne va plus Ă  la messe : c’est la paresse d’une sociĂ©tĂ© qui n’ose pas affronter sa soif spirituelle, qui cherche des raccourcis et finit anesthĂ©siĂ©e. RĂ©sultat : le Christ continue d’ĂȘtre crucifiĂ©, non par des clous, mais par l’indiffĂ©rence.

Le pape a raison de parler crĂ»ment aux jeunes. Si on ne les secoue pas, ils risquent de se perdre dans le flot des facilitĂ©s. Et peut-ĂȘtre qu’aujourd’hui, la vĂ©ritable rĂ©volution est justement celle-ci : rappeler que le vĂ©ritable amour implique le sacrifice.

Il Contraddittore ✝

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